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LE MAGAZINE DE L'ÉVÉNEMENTIEL EN FRANCE
Événements & Conventions

Rencontre avec Mireille Dartus, Directrice du Strasbourg Convention Bureau.

24/06/2020

Une reprise progressive sur les deux ou trois prochaines années : c’est l’espoir – raisonnable mais engagé.


Le confinement
"L’année avait pourtant bien commencé à Strasbourg et nous avions beaucoup de demandes. Et puis, à partir du moment où des clients italiens ont annulé un événement qui devait se tenir dans la ville, nous avons vu monter les annulations et les reports. Au fil du confinement, ces reports ont été de plus en plus lointains : de juin, nous sommes passés à septembre-octobre puis à 2021…
Notre activité a évidemment été chamboulée. Là où nous traitions une trentaine de demandes par mois, nous sommes passés à 5 ou 6, le plus souvent pour de petits événements. Notre travail a changé de nature ; pendant le confinement, il s’agissait surtout pour nous de protéger nos équipes et nos clients, de répondre aux questions de nos adhérents (sur les reports, les CGV, les arrhes…), de garder le lien avec nos contacts. Il nous a fallu également passer plus de temps sur des choses qui, habituellement, roulent toutes seules comme la comptabilité, les RH ou les outils informatiques."  
 
Et maintenant ?
"Cela reste compliqué de travailler. La plupart de nos interlocuteurs sont encore en activité partielle, c’est difficile d’obtenir une réponse et puis il reste toujours beaucoup de points d’interrogation : combien de temps cela va durer ? Y aura-t-il une deuxième vague ? Dans quelles conditions serons-nous autorisés à nous réunir à la rentrée… Pour notre secteur, fondé avant tout sur la planification, ce manque de visibilité nuit clairement à la possibilité d’une reprise franche. C’est sûr qu’il y aura de la casse, du côté des donneurs d’ordres comme du côté des prestataires. Mais nous essayons de nous projeter sans s’interdire d’être créatif, en misant par exemple sur des événements hybrides, en partie digitaux et en partie présentiels. On essaie, surtout, de rester confiants ! Que ce soit au moment du SRAS ou de la menace terroriste, notre secteur a déjà montré qu’il pouvait être résilient et qu’il était capable de mettre en place de nouveaux protocoles. Mais la reprise ne se fera pas en un jour ; nous misons plutôt sur un redémarrage par cercles concentriques d’ici 2023. À condition bien sûr que le virus soit maîtrisé d’ici là... "
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