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Orly, nouvelle terre promise des low cost

15/10/2021

En récupérant des créneaux horaires libérés par Air France, Vueling ouvre 32 lignes depuis l’aéroport parisien, quand Transavia annonce une quinzaine de destinations supplémentaires pour cet hiver et le printemps prochain. Revue des détails des nouveautés.


Après des mois entre parenthèses qui ont même culminé par une fermeture totale au printemps 2020, l’aéroport de Paris-Orly reprend de l’altitude, boosté par les compagnies à bas prix. Pour que sa recapitalisation à hauteur de 4 milliards d’euros soit validée par la Commission Européenne, Air France a en effet dû abandonner 18 créneaux horaires quotidiens (9 allers/retours) afin d’améliorer la concurrence sur la plateforme du sud parisien. Début septembre, Vueling (filiale du groupe IAG, qui regroupe aussi British Airways et Iberia) a remporté la mise en récupérant tous ces créneaux, également convoités par d’autres transporteurs, et a annoncé dans la foulée l’ouverture de 32 nouvelles lignes, vers dix pays, dès le 2 novembre. Elles viennent s’ajouter aux routes déjà opérées par la compagnie low cost.

Dans le détail, Vueling met le paquet vers l’Europe du nord avec des ouvertures vers Cardiff, Birmingham, Edimbourg, Glasgow, Newcastle et Belfast (Royaume-Uni), Billund (Danemark), Hambourg, Leipzig et Nuremberg (Allemagne), Bergen (Norvège), Gothembourg et Stockholm (Suède), Dublin et Cork (Irlande).  Déjà terre de prédilection de la compagnie d’origine espagnole, l’Europe du sud n’est pas oubliée avec cinq nouvelles routes vers l’Espagne (Jerez, Asturies, Santander, Grenade et Saragosse), cinq vers l’Italie (Bergame, Bologne, Turin, Gênes et Bari), mais aussi Malte et enfin, le Maroc (Agadir et Tanger). La plupart de ces nouvelles lignes bénéficieront de 2 à 3 rotations hebdomadaires autorisant des événements MICE sur 2 à 4 jours, à l’exception de Dublin qui bénéficiera d’un vol quotidien.  

Face à cette offensive inédite, le groupe Air France ne pouvait pas rester les bras croisés. C’est par le biais de sa filiale Transavia qu’il entend mener le combat. Longtemps freinée dans son développement par un accord signé avec les pilotes qui limitait sa flotte à 40 avions, elle a enfin pu débloquer son compteur l’an dernier, toujours dans le cadre de la restructuration du groupe liée à la pandémie. Fort de ce nouveau souffle qui a permis de passer à 48 avions durant l’été 2021 puis 50 cet hiver, Transavia reprend des lignes intérieures entre les régions françaises opérées jusqu’à présent par Air France et Hop (comme Toulouse/Brest ou encore Nantes/Montpellier), mais aussi des radiales au départ de Paris-Orly, notamment vers Brest, Biarritz, Toulon ou Montpellier.

Dès le programme d’hiver (31 octobre), Transavia ouvre également des lignes vers Amman (Jordanie), Rome, Cracovie, Berlin, Stockholm, Sal et Boa Vista (ces deux dernières au Cap vert). Cette offensive sera suivie d’une seconde salve dès le 27 mars prochain, lorsque la flotte passera à 61 appareils. Transavia mettra le paquet vers l’Espagne avec 22 lignes dont deux nouveautés (Bilbao et La Palma), mais ouvrira aussi Ponta Delgada (Açores), Erevan (Arménie), Podgorica (Monténégro), Glasgow (Ecosse), Ljubljana (Slovénie) et Skiathos (Grèce). Alors que le MICE se concentre chaque année davantage sur le moyen-courrier et que l’ouverture des frontières lointaines reste hypothétiques, ce combat entre Vueling et Transavia, auquel il faut aussi ajouter easyJet très présent à Orly, est l’occasion pour les agences MICE de proposer de nouvelles destinations à leurs clients, certaines reliées pour la première fois à Paris…   
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