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Occitanie, région plurielle

David Keller
25/04/2019

Entre technologies de pointe et villages perchés des Causses, l’Occitanie est un territoire de contrastes. Traduire cette diversité exceptionnelle en une offre MICE riche, variée, visible et désirable, tel est le défi de la nouvelle région.


Quand on coupe un millefeuille à la machette, les parts sont grosses. L’ensemble regroupant les défuntes régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon fait partie de ces mastodontes nés de la loi du 16 janvier 2015 relative à la délimitation des régions : 73 000 km² de superficie, seule la Nouvelle-Aquitaine fait mieux, et, outre-Atlantique, l’amazonienne Guyane ; le Bénélux est au coude-à-coude…

Se répartissant sur 13 départements, le territoire relève avant tout de la construction administrative et, pour se trouver une unité, n’a d’autre choix que de s’attribuer – de confisquer, jugeront certains – un ensemble qui la dépasse de loin : l’Occitanie.

Tous les paysages de la France

Comment s’y prendre pour faire la promotion d’un territoire aussi vaste et aussi contrasté ? La réponse est pratiquement contenue
dans la question : en mettant en avant sa diversité et, conséquemment, les possibilités infinies qu’il offre. Car une fois pointée son hétérogénéité, il s’agit aussi de faire état des atouts de la région. Ils sont nombreux et indiscutablement remarquables.
Certes, comme le dit Virginie Rozière, du Comité régional du tourisme, « la destination rassemble tous les territoires de la France : campagne, montagne, littoral ».
Les paysages époustouflants des contreforts du Massif central (Causses et Cévennes en tête), les stations de sports d’hiver des Pyrénées ou les stations balnéaires du golfe du Lion, les châteaux cathares ou les grottes de la montagne Noire, les gorges du Tarn ou l’oenotourisme languedocien font de la région la 4e destination touristique en France.
Pour sanctionner le caractère exceptionnel de ses richesses patrimoniales, culturelles et naturelles, l’UNESCO a classé pas moins de 8 de ses sites.
 
Caractéristique essentielle pour s’attirer les faveurs du tourisme d’affaires, la région est en outre dopée par l’attractivité de ses 2 métropoles : Toulouse (475 000 hab., 4e ville de France) et Montpellier (281 000, 7e). Toutes deux sont à la pointe dans des secteurs porteurs – l’aéronautique et le spatial pour Toulouse, le médical pour Montpellier – et misent sur leur écosystème pour améliorer leurs performances.
Mais ces deux rutilantes locomotives ne doivent pas faire oublier Nîmes et Perpi-gnan qui dépassent allègrement les 100 000 hab. et dont le potentiel MICE n’est pas à négliger.

Ovalie

Pourtant, la région n’apparaît pas de façon évidente sur les écrans radar des porteurs de projets MICE. Ce déficit est essentiellement dû à 3 facteurs.

Le manque d’accessibilité, y compris pour la ville-capitale.
Certes, la liaison aérienne Orly-Toulouse est la plus fréquentée d’Europe (29 vols quotidiens auxquels on peut ajouter les 8 liaisons avec CDG), mais on sait à quel point le train est essentiel quand on raisonne en termes de temps utile … Or, Paris- Toulouse, malgré l’heure récemment gagnée avec la LGV Paris-Bordeaux, c’est 4 h de trajet ; Montpellier ne fait guère mieux avec 3h30.
 
Virginie Rozière veut conjurer ce mauvais sort ferroviaire : « La ligne Paris-Toulouse devait historiquement être la 1re LGV… Ce serait tellement normal, logique. Ça viendra un jour, c’est sûr. »
 
Sébastien Pujades, directeur du Mercure Saint-Georges, l’un des gros porteurs de la capitale occitane, considère que si l’accessibilité n’est pas idéale, une fois sur place, l’offre est multiple ; il le résume d’une formule efficace : « Toulouse est loin de tout mais proche de tout : la mer, la montagne… »

Autre handicap, le déficit en équipements dans sa ville phare : Toulouse ne dispose pas d’une infrastructure lui permettant d’accueillir dans des conditions optimales un congrès de 3 000 pers.
Cette aberration ne sera plus qu’un lointain souvenir en 2020 avec l’inauguration d’un centre de convention doublé d’un parc des expositions à la hauteur, drainant – c’est le voeu du CRT – un public dont profitera toute la région.

Et c’est là le 3e point à améliorer : une dynamique à l’échelle régionale pour le MICE. Dans cette terre d’Ovalie, les vertus du collectif devraient aller de soi ; ce n’était pourtant pas le cas jusqu’à récemment. Les choses changent : le Club Business réunissant des partenaires des anciennes régions Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées vient de se mettre en place avec l’idée de miser sur les atouts de la région, les qualités de ses habitants et un principe de ruissellement comme fil rouge stratégique : « Un meeting en ville = des incentives à la campagne/montagne/ mer. »

Comme on dit à Toulouse : paré au lancement !
 
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