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Lyon : l'accueil en lumière

Stéphanie Santerre
17/11/2017

Lyon poursuit une politique de promotion dynamique qui la positionne en protagoniste de taille sur l'échiquier du MICE national et européen. Grande capacité d'accueil, riche héritage historique et culturel, territoire d'innovation... En mutation permanente, la métropole recèle un ensemble diversifié d'acteurs touristiques sur un marché en constant développement.


Au cœur de la grande région Auvergne-Rhône-Alpes, Lyon s'inscrit sur un territoire se taillant la 2e part de marché touristique la plus importante de France.

Avec 19,7 milliards d'euros d'investissement dans ce secteur en 2016, le territoire récolte depuis quelques années les fruits d'une politique de développement touristique ambitieuse, renouvelée en 2017 par une enveloppe inédite de quelques 32,4 millions d'euros, dont plus de 10 millions engagés en faveur de sa promotion. 

Vaste terrain de jeu, Auvergne-Rhône-Alpes a de quoi séduire, abritant une diversité d'attractions été comme hiver : 173 stations de ski (avec Savoie Mont-Blanc, 1re destination mondiale des sports d'hiver), 11 parcs naturels (dont 2 nationaux), 49 réserves naturelles, des centaines d'itinéraires de randonnée en terre volcanique, autant de sentiers viticoles dans le Beaujolais, 24 stations thermales, casinos, golfs... auxquels s'ajoutent des pôles urbains misant sur leur cachet culturel et patrimonial. 

En tête d'affiche, l'ancienne capitale des Gaules, de la soie et de l'imprimerie continue de défendre fièrement ses traditions, perpétuées dans ses bouchons et dans ses vignes, tout en offrant à ses 1,3 millions d'habitants un visage urbain n'ayant de cesse d'évoluer. 
Entre Saône et Rhône, la ville des Lumières dévoile des siècles de curiosité à ciel ouvert, dans ses musées ou au franchissement de l'une de ses 230 traboules. 

Au fil du parcours, de l'antique colline de Fourvière et son important ensemble archéologique, à la Presqu'île et son immense place Bellecour, en passant par le quartier Renaissance du Vieux-Lyon... se révèlent les différentes strates historiques qui ont façonné la cité
D'est en ouest, les visiteurs enjambent le passé des ouvriers soyeux depuis les ateliers de la Croix-Rousse, la "colline qui travaille" face à la Cité Internationale, jusqu'au récent quartier de la Confluence, refondu depuis 2003 dans une architecture d'avant-garde. 
Des contrastes saisissants, une allure mouvante, qui dénote l'appétence de la ville pour des projets urbains d'envergure. 

Lyon : l'accueil en lumière

Urbanisme en mouvement & quartier de la Confluence

Derrière les projets, un objectif soutenu : faire du territoire un lieu d'exception, renforcer son tissu économique et industriel, amplifier les filières d'excellence high-tech ou encore assurer la fluidité des déplacements. 

Engagement pris à Lyon Part-Dieu, tout d'abord, le pôle d'affaires stratégiques de la métropole. Entamés en 2010, les différents temps de réhabilitation visent à élever le quartier au rang de référence en matière "de performance économique et d'innovation", tout en dotant les riverains d'une meilleure qualité de vie. 
Création d'espaces verts, densification des commerces et des moyens de transport (réseau TCL, vélo et piétonnier), installation de 650 000m2 de bureaux, 2 200 logements, événements culturels... c'est tout un paysage qui s'apprête à être transformé, également via le développement de la skyline autour des tours Oxygène, incity, du "Crayon", et la restructuration très attendue de la gare, qui compte bien doubler la fréquentation de ses usagers à partir de 2030, en atteignant 220 000 voyageurs par jour. 

La vitrine ferroviaire devrait s'enorgueillir d'une nouvelle façade, d'une nouvelle entrée ainsi que d'une galerie marchande reliée au projet Two Lyon, un nouveau gratte-ciel à deux pas, dont la livraison est prévue dans 4 ans. 

Une profonde mutation

Au sud de la Presqu’île, le quartier Confluence – qui tient son nom du mariage des deux fleuves qui le bordent – symbolise peut-être la mutation la plus marquante.

Longtemps voué aux activités industrielles, portuaires et au marché de gros, le secteur sud du 2e arr. lyonnais ne représente désormais pas moins de 150 ha et 5 km de rives réintroduits dans l’espace de vie, doublant la superficie du centre ville.
Actuellement réhabilité sur 41 ha, son bâti bouscule autant qu’il fascine, modelé par des grandes signatures de l’architecture contemporaine, qui par des choix tranchés, opposent aux vieilles pierres une grande diversité d’édifices modernes, du plus discret au plus extravagant. On se souviendra à coup sûr du Cube Orange de Jakob & Mac Farlane, dont la couleur est aussi vive que sa « morsure », du siège mondial d’Euronews, des mêmes architectes, aux airs d’extraterrestre curieux, du Monolithe (MVRDV, P. Gautier, M. Gautrand, ECDM, Erik van Egeraat et West 8) ou encore du musée des Confluences (Coop Himmelblau), grand vaisseau venu matérialiser la rencontre des deux cours d’eau. Un projet colossal un temps polémique, qui a quadruplé son budget initial.

Cette première phase, qui a déjà transformé la physionomie du quartier, a permis en parallèle la création de 1 500 logements, 230 000 m2 de bureaux et d’activités variées, bordés de 22,5 ha d’espaces publics.

Lyon : l'accueil en lumière

Art de vivre & gastronomie

Au chapitre des chantiers lyonnais s’ajoute également la reconversion du Grand Hôtel-Dieu, ancien hôpital situé dans un bâtiment classé du XVIIIe siècle. 
Dans le respect des murs, la métropole souhaite dès 2018 y abriter une mixité d’activités tout public, espaces détente, bureaux, logements, boutiques et lieux de restauration, ainsi qu’un nouvel hôtel Intercontinental 5* de 143 chambres et son centre de convention.

Un ensemble ouvert qui accueillera la non moins symbolique Cité de la Gastronomie, labellisée Unesco, que la ville, la métropole et la région érigent en étendard dédié aux cultures culinaires et à l’art de vivre à la française.

« Lyon, capitale de la gastronomie », comme l’affirmait déjà l’homme de lettres Maurice Edmond Sailland, dit Curnonsky, au XIXe siècle… une réputation que la ville cultive avec passion, comme « les mères » avant elle, ces cuisinières modestes à l’origine des fameux bouchons peuplant les ruelles.
Le berceau de Paul Bocuse ne craint pas l’encombrement des bonnes tables : avec 4 000 restaurants référencés, la ville détient le record français du plus grand nombre d’établissements par habitant ! (1/294, source Insee et CCI).

La gastronomie qui, à l’instar d’une offre culturelle dense, s’inscrit dans un ADN à forte résonance internationale : élue « meilleure destination de week-end en Europe » lors des World Travel Awards en 2016, Lyon voit ainsi couronnée son attractivité en matière de city break, qu’elle espère installer durablement sur le devant de la scène européenne.

2e métropole économique

Appuyée sur son patrimoine, ses traditions, ses temps forts culturels et une situation privilégiée au carrefour de grandes destinations européennes, Lyon affiche une santé touristique confortant son rang de 2e métropole économique de France, avec 1 milliard d’euros de chiffre d’affaires généré sur le secteur en 2015.

Pôle majeur de recherche et d’enseignement, riche de 7 pôles de compétitivité dont 2 mondiaux, le territoire capitalise à la fois sur l’implication de ses acteurs publics et privés, mais également sur ses porteurs de projets locaux issus des filières de pointe, qui lui permettent d’attirer quelques-uns des plus grands congrès internationaux, principalement dans les domaines médical et scientifique (ISAKOS2 en 2015, Congrès de la société francophone du Diabète en 2016…).  
Challenger émérite de la Capitale au classement des villes françaises de congrès selon le dernier bilan ICCA, Lyon rafle également la 35e place à l’échelle européenne, progressant de 3 points, devant Genève, Francfort ou Moscou.

Un dynamisme qui va de pair avec l’augmentation de la capacité hôtelière : avec un total de 18 000 chambres, la métropole représente la 2e destination française en termes de capacité (+381 chambres en 2015), avec un parc d’hébergement qui continue son essor et sa diversification avec l’arrivée de chaînes internationales et de nouveaux boutiques-hôtels. Majoritaire, l’hôtellerie d’affaires 3*, 4* et 5* représente en outre 64 % de l’offre totale, expliqué par la prédominance du segment affaires (qui représentait 60 % de la demande en 2015).

Davantage connecté, l’aéroport Lyon-Saint-Exupéry propose quant à lui, une trentaine de nouvelles lignes supplémentaires depuis 2016, reliant Lyon à Montréal, Moscou, Copenhague, Stockholm ou encore Prague.
Un déploiement suivi d’une prochaine extension de l’aéroport, qui vise à doubler la capacité d’accueil de passagers cette année.

Lyon : l'accueil en lumière

Attractivité européenne & accueil référent

Ces nouveaux paramètres, déterminants dans le développement économique de la métropole, renforcent aujourd’hui le potentiel touristique, relayés par une stratégie d’accueil référent.

L’accueil comme argument marketing majeur, à l’instar du dispositif « Welcome By OnlyLyon » mis en place en 2016, qui permet à une quinzaine de grands salons et congrès de bénéficier d’une facilité d’accès aux lieux des manifestations (comptoirs d’accueil, signalétique dédiée), ou encore la valorisation des visiteurs accueillis sur tapis rouge en gare de Lyon Part-Dieu, et des campagnes d’affichage dans la ville.

Face aux exigences observées dans le paysage événementiel (prépondérance du budget, accessibilité, séminaires plus courts, baisse des activités périphériques, recherche de lieux originaux…), Lyon continue d’étoffer en parallèle son parc d’infrastructures, comptant déjà 5 sites majeurs pour la tenue de congrès et d’expositions : Eurexpo Lyon, le centre de congrès de Lyon, la Halle Tony Garnier, le centre de congrès de la Tête d’Or et encore Le Double Mixte.

Expériences événementielles

Une activité, sur le terrain des conventions, conférences et incentive, que se partage une mosaïque d’acteurs de l’événementiel lyonnais, complémentaire ou alternative aux grosses locomotives.

Pour l’esprit sportif, les organisateurs auront le choix des armes, entre le Parc Olympique Lyonnais (récemment baptisé Groupama Stadium), ses loges et son business center, ou encore le Matmut Stadium Lyon Gerland, fief du Lou Rugby, qui inaugure tout juste la rénovation des espaces réceptifs.

Inscrit au catalogue de Lyon for events, le temple du ballon ovale complète l’offre à la connotation plus artistique de la Sucrière, l’un des sites stars de La Confluence, décor de la Biennale d’art contemporain, qui se distingue par ses 3 800 m2 d’espaces au coeur d’un bâtiment au cachet industriel très tendance.

À seulement 2 arrêts de tramway depuis la gare de Lyon Perrache, les docks recèlent désormais une offre événementielle effective, fédérée au sein de l’association Confluence Events, portant le nouveau quartier telle une destination à part entière. Une promesse d’expérience complémentaire à l’offre existante, au coeur d’un écrin éco-friendly et ultramoderne.
 
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