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Le G7 à Biarritz : retour sur un événement au sommet.

Pascale Mougenot
23/10/2019

Le sommet du G7 de Biarritz a eu lieu en pleine saison estivale au Pays Basque du 24 au 26 août dernier. Pendant trois jours, la ville balnéaire est devenue le centre du monde diplomatique. Entre sécurité de haut niveau et mis en avant du cadre authentique du lieu, comment la ville de Biarritz s'est organisée pour faire de cet événement une véritable réussite ? Rencontre avec le maire de la ville, Michel Veunac.


Michel Veunac : ancien psychologue, il entre en politique en 1989. Michel Veunac est maire de la ville de Biarritz depuis 2014 mais aussi vice président de la communauté d'agglomération Pays Basque, en charge de l'attractivité touristique ; et conseiller régional de la Nouvelle Aquitaine. 

E&C : Le G7 s’est tenu à Biarritz du 24 au 26 août dernier ; comment la ville s’est-elle préparée à cet événement ?

MV : Le président de la République m’a informé de sa volonté d’organiser le G7 à Biarritz en février 2018. Les préparatifs ont débuté dès ce moment, en coordination avec les services de l’Élysée, le ministère de l’Intérieur, celui des Affaires étrangères et les équipes de la préfecture. Notre rôle principal a été de mettre à disposition l’Hôtel du Palais (*), le casino municipal et le centre de congrès le Bellevue. Nous avons également organisé les déplacements des conjoint(e)s et participé au choix des lieux des repas des délégations.

E&C : Jamais Biarritz n’avait reçu un événement d’une telle ampleur. Il a fallu orchestrer la coexistence des participants au sommet, des habitants, des touristes… Cela s’est-il bien passé ?

MV : Par le passé, nous avions reçu le sommet des chefs d’État africains (1994) et le sommet préparatoire au G8 de Nice en 2000. Mais, de fait, c’était notre premier G7. Nous avons obtenu des organisateurs que la ville ne soit pas « bunkérisée » tout le mois d’août. Pendant le sommet, il existait une zone rouge difficilement franchissable et une zone bleue où résidents et touristes étaient badgés pour circuler ; nous avons distribué 20 000 badges. Le reste de la ville fonctionnait normalement. J’ai invité les commerçants à rester ouverts et la plupart ont joué le jeu. Bien sûr, il y a eu un impact sur leur chiffre d’affaires, mais le président de la République a souhaité qu’un processus d’indemnisation soit mis en oeuvre. Ce G7 a été une grande réussite car son contenu politique et diplomatique a été fort – taxe GAFA, l’Iran en invité surprise, questions écologiques… Par ailleurs, il n’y a pas eu de violence. Le contre-sommet associatif avait été soigneusement préparé et ses responsables ont su modérer les plus radicaux. Enfin, nous avons bénéficié d’une météo de carte postale…
" Le G7 a été une réussite ; c'est aussi un investissement sur l'avenir " 

E&C : Concrètement, comment avez-vous géré la logistique ? 

MV : Nous disposons de 3 000 chambres d’hôtel, qui étaient toutes occupées. Les forces de sécurité – plus de 10 000 personnes – ont été hébergées jusque dans le sud des Landes et le Béarn, certains dans des campings. Il y avait aussi 2 000 journalistes, qui ont bénéficié d’une salle de presse aménagée au sein de la Halle d’Iraty. Par ailleurs, nous avons insisté pour que les entreprises locales soient fournisseurs du G7 ; par exemple, les 200 vélos à hydrogène d’une entreprise biarrote.

E&C : Combien a coûté l’opération ? Quelles sont les premières retombées en termes d’image pour Biarritz ?

MV : Le G7 a coûté 36 millions d’euros, mais ce n’est pas nous qui avons payé ! Nous avons signé des conventions avec l’État pour la location de nos infrastructures. En revanche, nous avons financé la période préparatoire : avec la région, le département des Pyrénées-Atlantiques et la communauté d’agglomération Pays Basque, un comité de valorisation des territoires a été mis en place. Nous avons en particulier organisé des voyages pour les correspondants de la presse étrangère. Nous sommes en train de calculer la contre-valeur publicitaire des retombées médiatiques. Rien que pour l’Hôtel du Palais, il y en a eu 5 000 ! Le G7 est aussi un investissement sur l’avenir…
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