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LE MAGAZINE DE L'ÉVÉNEMENTIEL EN FRANCE
Événements & Conventions

La parole à … Frédéric Pitrou, Délégué général d’Unimev

01/10/2020

La filière événementielle réclame le droit de travailler et sollicite de nouvelles aides de la part des pouvoirs publics.


Evénements & Conventions : Quel bilan de l'activité MICE dressez-vous en cette rentrée 2020 ?
Nous espérions une reprise à la rentrée. Les évènements organisés depuis début septembre attiraient moins de participants mais ces derniers étaient contents de se retrouver. Depuis, avec une carte de France qui rougit de plus en plus, notre secteur s’attend à une fin d'année difficile. La jauge ramenée à 1 000 personnes dans les départements en zone d'alerte renforcée ainsi que dans 11 métropoles a entraîné l’annulation de nombreuses manifestations, notamment des foires comme à Marseille, Toulouse ou Saint-Etienne. Seuls de petits évènements pourront de fait se dérouler au dernier trimestre. Quant à la  jauge de 5 000 personnes dans les autres départements, elle pourrait être prolongée jusqu'au 31 mars 2021…

E&C : Quelles perspectives voyez-vous pour le secteur ?
Nous pouvons désormais estimer que notre filière aura perdu 80% de son activité en 2020. Si certains congrès et évènements ont été reportés, de nombreux salons annuels ne reviendront que pour leur édition 2021. Nous espérons retrouver une activité à 50% l'an prochain, ce qui veut dire que la moitié des 450 000 salariés directs et indirects de ce secteur sont menacés. La seule issue est soit la découverte d'un vaccin, soit une prise de conscience des pouvoirs publics que notre secteur n'a rien à voir avec des regroupements de masse. Les évènements qui se sont tenus depuis début septembre n'ont généré aucun cluster. Chaque acteur de la filière sait gérer l'organisation en respectant des protocoles sanitaires stricts. Le gouvernement doit en outre tenir compte de la superficie des espaces qui sont utilisés pour ces opérations.

E&C : Quelles sont vos revendications afin de sauver les acteurs de la filière ?  
Toutes les entreprises sont en difficulté, les grands groupes comme les petites agences et les prestataires. Nous demandons une prolongation des mesures de chômage partiel (alors qu'une partie de son coût devait passer à la charge de l'employeur en novembre, il a été acté le 30 septembre qu’il sera indemnisé à 100 % jusqu’à la fin de l’année), mais aussi des exonérations de charges patronales et une prise en compte des charges fixes. Il nous faut obtenir la prise en charge des loyers pour les gestionnaires de sites qui n'ont pas d'activité depuis des mois et de nouveaux délais de remboursement des prêts garantis par l'Etat (PGE). Certaines sociétés disposaient d'un peu de trésorerie pour tenir depuis mars mais les aides de l'état ne suffiront pas si la crise dure. Des réductions d'effectifs sont à craindre tout comme des défaillances. Bruno Le Maire a compris que notre secteur avait certaines particularités et qu'il faudra encore attendre 10 à 12 mois pour une réelle reprise. C'est pourquoi nous souhaitons un maintien des mesures actuelles jusqu'en décembre 2021. Une nouvelle réunion avec le ministre de l'Economie et Elisabeth Borne, la ministre du Travail, est prévue afin de définir des mesures spécifiques pour notre secteur qui mobilise un spectre très large d'entreprises avec pas moins de 80 codes APE. 
 
 
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