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LE MAGAZINE DE L'ÉVÉNEMENTIEL EN FRANCE
Événements & Conventions

David Puget, directeur de Quimper Événement

01/10/2020

Même si ce n’est pas la grande effervescence, la clientèle locale permet de sauver les meubles dans le chef-lieu du Finistère. Où l’on s’étonne quand même que les pouvoirs publics n’aient pas pris la pleine mesure de la crise qui frappe le secteur…


Evénements & Conventions : Comment avez-vous vécu cette rentrée ?
David Puget : On est à la pointe de la Bretagne, les vents dominants viennent d’ouest, donc on a un peu d’air frais… C’est une image mais c’est vrai que quand on regarde ce qui se passe ailleurs, nous nous sentons un peu moins touchés. Parce que nous sommes une société d’économie mixte (SEM) adossée à une collectivité, parce que nous sommes dans une zone qui nous permet de conserver la jauge maximale de 5 000 personnes jusqu’à fin octobre, et surtout parce que nous travaillons principalement avec des clientèles départementales et régionales, forcément plus résilientes. Mais nous ne sommes pas épargnés pour autant : nous devrions enregistrer une baisse de 60 % du chiffre d’affaires sur l’année et notre volume d’activité atteint à peine la moitié de ce qu’il est habituellement. 

E&C : Les clients ne sont pas assez rassurés ?
David Puget : C’est évident : nous travaillons dans un secteur qui a besoin de visibilité. On essaie d’accompagner, de convaincre du sérieux du dispositif sanitaire mais les organisateurs restent frileux. La reprise n’est pas bonne car il reste beaucoup d’incertitudes qui planent : si le département passe en rouge, que se passe-t-il ? L’événementiel, ce n’est pas on/off, il y a de la latence dans nos métiers et les pouvoirs publics peinent à le comprendre. La filière événementielle reste insuffisamment structurée et nous avons encore du mal à nous faire entendre. C’est totalement anormal de voir le traitement qui nous a été réservé quand on constate que d’autres secteurs, comme le commerce, ont pu repartir presque normalement. Quel est le sens de mettre une jauge à 5 000 personnes, sans tenir compte de la taille des infrastructures d’accueil ? C’est incompréhensible.

E&C : La discussion avec les pouvoirs publics est-elle plus facile au niveau local ?
David Puget : Oui, heureusement. Nous avons un bon échange avec la préfecture, qui commence à prendre la mesure de la situation de la filière. Avec Lorient, Brest, et d’autres, nous avons également mis en place un collectif de sites bretons pour faire de la pédagogie, s’assurer que le dossier événementiel monte au-dessus de la pile et que le tourisme d’affaires soit intégré aux plans de relance de la région.

E&C : Rassurer les organisateurs, n’est-ce pas aussi penser à de nouveaux formats d’événements ?
David Puget : Si, bien sûr, et c’est pourquoi nous avons lancé une réflexion sur une nouvelle offre mêlant le présentiel et le digital. Il faut trouver les outils qui permettent de passer cette période compliquée. Mais je n’ai aucun doute là-dessus : quand le grain sera derrière nous, la rencontre physique reprendra tous ses droits. 
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